un chat roux qui dort

Le corysa chez le chat

Le coryza est un terme générique qui englobe plusieurs maladies. Il peut être dû à des virus ou à des bactéries, voire les deux associés. Il existe un vaccin qui semble être efficace sur la plupart des coryzas les plus dangereux, bien qu’un vaccin ne puisse être fiable à 100%.
Toutefois, la forme la plus bénigne du coryza est le rhume, et là le vaccin n’est pas opérant ; même pour les humains, il n’existe pas de vaccin pour le rhume. Le rhume est dû à un virus.
Seul les vétérinaires sont aptes à diagnostiquer, soigner et expliquer les cas de coryzas les plus graves. Cet article a donc juste pour but de faire quelques éclaircissements sur le rhume chez le chat.

Les causes du rhume chez le chat

Il faut penser en terme humain, en effet les causes de rhumes sont les mêmes chez nous et chez le chat. Comme chez l’homme, les sujets les plus sensibles restent les jeunes. En effet, avec le temps l’organisme s’immunise et devient plus résistant. Ayant moi-même deux enfants, il n’est pas rare que ceux-ci soient enrhumés en même temps alors que ma femme et moi-même ne sommes pas atteints par le virus.

Les causes sont donc les mêmes que chez les humains :

  • Changement de température (comme par exemple la fin de l’été en septembre ou octobre).
  • Le « chaud et froid », passage d’un endroit chauffé à une température extérieure froide (les sorties en hiver).
  • La climatisation peut elle aussi, si elle fonctionne en circuit fermé, diffuser le virus et provoquer des « chauds et froids », même en été.

En plus, chez le chat :

  • Il va de soi que le stress (changement de domicile et voyage) renforce les risques.
  • Enfin, il peut arriver qu’un chaton récemment vacciné, même avec un vaccin vivant atténué, développe une forme bénigne du coryza, le temps pour lui de fabriquer les anti-corps et ainsi de mettre en place son immunité.

Comment diagnostiquer un rhume chez le chat

Comme chez l’humain, le rhume s’attaque à la sphère ORL, nez qui coule, éternuements, yeux larmoyants et éventuellement problème aux oreilles, tous ces symptômes n’étant pas forcément présents en même temps.

Que faire ?

La première des choses à faire est de se rendre chez le vétérinaire qui pourra diagnostiquer si l’on a à faire à un coryza ou non.
S’il s’agit d’un coryza, renseignez-vous auprès de lui pour connaître la gravité de celui-ci. Le vétérinaire pourra vous dire s’il ne s’agit que d’un simple rhume, ce qui est le cas pour la grande majorité des cas de coryza chez les chats d’élevage puisqu’ils sont vaccinés contre les formes les plus virulentes. D’ailleurs, si le législateur n’a pas jugé utile d’octroyer une garantie contre le coryza c’est que la plupart sont de simples rhumes et qu’il n’y a pas dans ce cas de temps d’incubation : le chat peut l’attraper à n’importe quel moment et le développer en quelques heures.
La plupart du temps le vétérinaire traitera par voie antibiotique, et éventuellement par voie nasale. Bien sûr, il est utile d’administrer des antibiotiques car cela permettra au corps de se défendre contre une évolution de la maladie (surinfections pulmonaires par exemple) ou contre des bactéries responsables de coryza présentes dans l’organisme.
Toutefois, comme nous l’a rabâché la sécurité sociale : « les antibiotiques c’est pas automatique », et s’il est vrai que dans le cas du coryza il est toujours utile d’en administrer, il faut savoir que ces médicaments sont inefficaces contre les virus.

En effet, la seule parade connue contre les virus est l’immunité que crée l’organisme en luttant. Aujourd’hui, lorsque nous allons chez le médecin pour un rhume, il n’est pas rare que nous repartions simplement en nous entendant dire: « mouchez vous et ça passera… ». Et bien, c’est pareil pour nos amis félins… ceci mis à part que l’on n’a jamais vu un chat prendre un mouchoir dans sa patte et se vider le nez.

Donc, en complément du traitement vétérinaire, on peut aider son chat avec quelques petite ruses bien simples. On peut utiliser un mouche-bébé et du sérum physiologique que vous trouverez en pharmacie ou en supermarché.

Mouche-bébé
Si le nez présente des croûtes, il faut en premier lieu les retirer à l’aide d’un sopalin ou d’un mouchoir en papier légèrement humidifié au sérum physiologique, puis vider le nez avec le mouche-bébé. On passe ensuite du sérum physiologique dans chaque narine et on mouche de nouveau le chat. Cette opération est à répéter le plus souvent possible dans la journée (6 à 8 fois étant une bonne fréquence quand cela est possible, mais au minimum 3 fois par jour).

Une autre ruse de « grand-mère » consiste à faire des fumigations : on met le chat dans une caisse de transport et on pose devant la porte (à l’extérieur) un bol d’eau bouillante dans lequel on ajoute une ou deux gouttes d’huiles essentielles (renseignez-vous auprès de votre pharmacien pour savoir lesquelles et en quelle quantité). On recouvre le tout d’une serviette et on laisse agir une dizaine de minutes. Cette opération est à faire une à deux fois maximum par jour. Si vous disposez d’un appareil électrique à fumigation, vous pouvez vous en servir !

Conclusion

Si votre chat présente des signes de coryza, il faut en premier lieu consulter votre vétérinaire qui pourra utilement administrer le traitement qui réglera les problèmes les plus graves et évitera une sur-infection. Vous pourrez également aider votre chat en le mouchant et en lui faisant des fumigations. Et enfin, être patient en attendant que l’immunité devienne suffisante pour que votre minou préféré ne soit plus ou peu sensible aux rhumes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *